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Nos sources :

Le prêt d’archives privées nous a permis d’accéder ensuite à de très nombreux actes notariés aux archives départementales. Sans ce prêt d’une valeur inestimable nous n’aurions pu écrire l’histoire de cette demeure ! Nous remercions très chaleureusement M. Jérôme Dufort !

Archives notariales privées

Archives départementales : actes notariés

Archives municipales : matrices cadastrales, état nominatif, listes électorales, réquisitions seconde guerre dossiers

5 H4 et 5 H5, etc.

C’est un joli domaine situé à la limite d’Eysines et de Bruges. On peut apercevoir le haut de la façade nord de la maison de maître depuis la rue de la Commanderie des Templiers, la partie sud se dévoilant un peu soit de la rue du Couvent soit de la Ruette qui rejoint la rue du Collège Technique à la rue du Couvent. Voici son histoire sur trois siècles…

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Vue aérienne avec Google Earth

Vue aérienne avec Google Earth

Avant la Révolution, la famille Tourat

Avant le 27 juillet 1721, les terres du domaine du Vigean qui s’étendent sur les paroisses d’Eysines au Vigean et de Bruges ainsi qu’une maison à Bordeaux appartiennent à Pierre Biderin habitant de Bordeaux. A son décès ses biens sont partagés entre son fils et son gendre. Etienne Biderin choisit la maison de Bordeaux et le domaine du Vigean est attribué à Jean Tourat jeune, bourgeois et marchand de Bordeaux. Le domaine est décrit succinctement « maison, chai, cuvier, vignes, meubles et vaisseaux vinaires » d’une valeur de 3 377 livres.

Marie Biderin et Jean Tourat ont trois enfants, Marie décède et Jean Tourat, veuf, épouse en secondes noces Jeanne Duvignaud.

Le 20 mars 1760, les trois filles de Jean Tourat partagent les biens de leur père, car Pierre, le fils est dit « absent depuis 1734… qu’on croit avec certitude avoir péri dans le vaisseau Saint Jean ». Ces biens sont assez conséquents :  deux maisons aux Chartrons, sept échoppes, un petit bien de campagne au Vigean à Eysines. Ce bien de campagne est évalué à 5 000 livres et composé d’une chambre, chai, cuvier, quelques vignes dispersées.  Ce bourdieu échoit aux deux sœurs, filles de Jean Tourat et de Jeanne Duvignaud.

Jeanne Tourat se marie avec Pierre André Lemarchant, chevalier de Saint Sulpice de Jérusalem et négociant à Bordeaux. Il achète à sa belle-sœur Tourat sa part du domaine du Vigean. Pierre André Lemarchant et Jeanne Tourat ont une fille unique Jeanne Lemarchant. Pierre André décède.

En 1783, Jeanne Tourat veuve de Pierre André Lemarchant et Jeanne Lemarchant sa fille unique et majeure, demeurant ensemble rue Borie aux Chartrons, paroisse Saint-Rémy. Elles vendent à Mathieu Tourat, bourgeois de Bordeaux ancien procureur au sénéchal et siège présidial de Guienne, demeurant rue de la Devise Sainte-Catherine, paroisse Saint-Maixant : « un bourdieu et bien de campagne à Aysines composé d’une maison de maître, logement pour le valet, chai, cuvier et autres bâtiments, jardin entouré de murailles et vigne le tout en un tenant et formant un  enclos de 5 journaux » et diverses pièces constituées de onze vignes (à Terrefort, au Mouliney, à Laguasey, à Lartigue, à Picot, à Cap de Haut), quatorze terres  labourables (à Fourat , à Lafond et à Larivière) et un pré ! le bourdieu est de la « mouvance de la commanderie du Temple de Bordeaux » les autres fonds de M. le Duc de Duras, de MM. les Doyens de Saint -Seurin et du sieur Duret à cause de son fief de Laplane…

En bleu les limites de la propriété sur le cadastre de 1808 (montage Connaissance d’Eysines sur cadastre des archives départementales)

En bleu les limites de la propriété sur le cadastre de 1808 (montage Connaissance d’Eysines sur cadastre des archives départementales)

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Les deux propriétaires du début du XIXe siècle 

Après la Révolution le premier cadastre est constitué en 1808. On peut donc voir avec assez de précision les limites du domaine. Cependant les surfaces ne sont pas données en système métrique alors que la Révolution l’a institué !

Le 26 germinal an 2 Mathieu Tourat vend le « bien de campagne enclos de cinq journaux » à Jean Baptiste Nicolas Pénicaut mais la vente est annulée par diverses procédures datant de l’an 13, l’acquéreur ne s’étant pas acquitté des paiements !

C’est donc le 19 juin 1816 que la veuve de Mathieu Tourat et son fils unique Henri Tourat vendent le bien à Pierre Jeantet, « propriétaire habitant commune d’Eysines au village du Vigean ». Le domaine est décrit ainsi : « une maison de maître, logement de valets, fournière, chai, cuvier et autres bâtiments, jardin entouré de muraille et vigne le tout en un tenant et formant un enclos de la contenance d’environ 5 journaux ancienne mesure… au village du Vigean commune d’Eysines et de Bruges qu’il se poursuit et complète et que l’acquéreur connait parfaitement… Plus un petit lopin de terre en pelouse… Sont compris dans la présente vente les vaisseaux vinaires, outils de jardinage et autres objets formant une dépendance immobilière dudit local et qui s’y trouvent en ce moment, plus tous les meubles meublants et effet mobiliers qui sont dans les appartements de la maison de maître et desquels … il a été fait un état détaillé et estimatif qui en porte la valeur à la somme de 1820 francs… ».

Pierre Jeantet fut le maire d’Eysines de 1795 à 1815.

Le 2 février 1835, Pierre Jeantet vend le domaine à Maxime Bonnet, commis négociant demeurant 25 rue d’Albret à Bordeaux. La description est la même que celle de l’acte de 1816 mais des précisions sont apportées sur le mobilier : « une cuve, deux pressoirs, un douil pour la cuve, quatre bastes, une comporte, deux pelles en bois, une canelle de cuve en bois, une pelle de jardin en fer à demi usée et un grand râteau de jardinage…Les meubles et objets mobiliers : un tournebroche monté avec son poids, une paire de chenets, une crémaillère, une armoire en bois de cerisier ferrée à bascule, une autre armoire de bois ordinaire peinte en gris avec 2 portières et tiroirs intérieurs et quelques vieilles chaises… »

Pierre Jeantet décède à Eysines le 6 mai 1835 soit peu de temps après cette vente.

les limites de la propriété sur le cadastre de 1844 (montage Connaissance d’Eysines sur cadastre des archives départementales)

les limites de la propriété sur le cadastre de 1844 (montage Connaissance d’Eysines sur cadastre des archives départementales)

En 1844 un nouveau cadastre est établi, cette fois les surfaces sont en ares et les propriétés bâties sont inventoriées avec assez de précisions. Le bâti est constitué de la maison de maître et de la maison du valet réunies dans une seule parcelle (B 231) d’une surface de 6,90 ares, la cour (B 233) faisant quant à elle 3,35 ares ; la vigne qui occupait une petite parcelle auparavant est agrandie et occupe toute la partie nord avec une surface de 36,30 ares, deux jardins (B 217 et 232) sont l’un de 7,55 ares et l’autre de 1,60 ares. La maison de maître a 1 porte et douze fenêtres et garde sa forme de bâtisse avec une aile, le petit bâtiment détaché est toujours situé à l’est de la cour.

La famille Rödel de 1846 à 1921

Le 4 juillet 1846 M Bonnet vend le bien à Victorine Lemoine « veuve en premières noces de M. Désiré Charles Rödel fabricant de conserves alimentaires dont elle continue le commerce, actuellement épouse de M. Jean François Bouté, voyageur de commerce, demeurant ensemble 37 rue du Jardin public à Bordeaux ».

Mme Victorine Lemoine, veuve Rödel est une femme tout à fait étonnante ! Elle est née le 1er janvier 1795 dans l’Oise. Elle se marie à Paris le 25 avril 1818, avec Charles Désiré Rödel qui est alors employé dans la Marine. C’est aussi un élève de Nicolas Appert, inventeur du procédé de mise en conserve des aliments. Charles Désiré Rödel perfectionne ce procédé qui remporte un grand succès dans la Marine. Envoyé par le gouvernement de la Restauration à Bordeaux en 1824, pour créer une conserverie afin de nourrir la Marine, il arrive à Bordeaux avec son épouse et leurs fils Désiré Roger né en 1819 et Désiré Théodule né en 1822.  La première usine est donc installée dans les magasins généraux de la marine ; la grande spécialité est le bœuf aux légumes mais on emboîte aussi des sardines... Jules Armand le troisième et dernier fils de la famille Rödel nait à Bordeaux en 1834. Charles Désiré décède en 1842, il n’a que 48 ans.

Rue du Jardin Public : 31 et 33 puis du 33 au 37, immeubles acquis par Mme veuve Rödel (Photos Connaissance d’Eysines)
Rue du Jardin Public : 31 et 33 puis du 33 au 37, immeubles acquis par Mme veuve Rödel (Photos Connaissance d’Eysines)

Rue du Jardin Public : 31 et 33 puis du 33 au 37, immeubles acquis par Mme veuve Rödel (Photos Connaissance d’Eysines)

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Sa veuve doit bien sûr quitter les bâtiments de la marine ! En 1843, Victorine crée « la Sté Rödel frères et fils », et peut ainsi continuer le commerce des conserves alimentaires. Elle achète des immeubles aux 31, 33 et 35 rue du Jardin public et un terrain au 37 où elle fait construire la conserverie. Elle est aussi propriétaire rue Traversière et rue Ducau… Le 4 mai 1846, elle se marie à Paris en secondes noces avec Jean François Bouté, voyageur de commerce. Nous n’avons pas connaissance du contrat de son second mariage mais il est sûr que les biens acquis avant son remariage sont à son nom personnel !

37 rue du Jardin Public, la conserverie Rödel(Photos Connaissance d’Eysines)

37 rue du Jardin Public, la conserverie Rödel(Photos Connaissance d’Eysines)

Le 4 juillet 1846 elle acquiert un : « bien de campagne au Vigean s’étendant sur les communes d’Eysines et de Bruges composé d’une maison de maître avec logement de paysan, fournière, chai, cuvier et autres bâtiments, un jardin entouré de murs et des vignes, le tout formant un enclos de 2 hectares environ ». Son esprit d’entreprise va lui faire acheter différents terrains contigus à ce domaine de 1858 à 1860. Elle crée la ruette et modifie en 1858 la maison (B 285) achetée à Pierre Bert et ajoute une nouvelle construction en 1860, dont des box pour chevaux de courses . Sur les parcelles B 229 et B230 achetées à Mme Nolibois, « une petite maison ou échoppe ayant un jardin au-devant du côté du midi et un emplacement vide au levant, située au lieu du Vigean…confrontant du levant aux propriétés de la dame Bouté… » est transformée en « une construction située sur la partie ouest et indépendante des autres, renfermant au rez-de-chaussée 5 boxes pour chevaux de courses et au 1er étage 5 petites chambres pour jockeys, et la cour contiguë à cette construction ». Nous constatons que Mme Bouté saisit l’opportunité des courses de chevaux à l’hippodrome du Bouscat pour édifier ses constructions autour du domaine du Vigean.

Madame Bouté née Victorine Lemoine décède à Bordeaux le 23 juillet 1870. Un caveau Rödel est au cimetière de la Chartreuse à Bordeaux.

Les trois fils Rödel se partagent les biens considérables de leurs parents et en mai 1871 Désiré Roger Rödel devient propriétaire du domaine du Vigean. Il s’est marié à Bordeaux en 1849 avec Joséphine Alida Rouy et ils ont trois enfants. Désiré Roger transforme totalement la maison de maître qui est achevée en 1875 et qui a une surface de plus de 1 400 m2 ,  1 porte cochère et 43 fenêtres ; il construit aussi un bâtiment  dans la cour (B 233) achevé en 1878. Il donne alors au domaine le nom de « villa Primerose ». Il décède en 1893. A cette date son fils ainé Joseph Philippe est négociant et demeure 36 rue Ducau, son jeune frère Alexandre Marie Laurent Armand est lui aussi négociant et demeure 33 rue du Jardin Public et sa sœur Marie Anne Laurence Rödel épouse de Jules Victor Poulain négociant demeure 35 rue du Jardin Public.

Joseph Philippe Rödel achète à ses frères et sœur leur part et devient propriétaire du domaine de Primerose décrit ainsi : « Un domaine situé au Vigean, communes d’Eysines et de Bruges d’un contenant de 2 hectares 12 ares 50 centiares environ composé de maison de maître, écurie, remise, vignoble, verger, potager et agrément, chais, cuviers, logements de paysan, bâtiment comprenant 5 boxes et un logement au 1er étage, etc… et dans les meubles meublants et objets mobiliers, garnissant la maison de maître dépendant du domaine sus désigné tels qu’ils sont décrits et détaillés dans un état dressé… »

Collection Guy Michelet

Collection Guy Michelet

Le 24 janvier 1907, Joseph Philippe Rödel décède dans sa demeure 36 rue Ducau à Bordeaux. La succession nécessite des actes divers. Sa veuve née Isabelle Marie Claire Cabanes hérite de tous les biens avec ses quatre enfants dont deux sont mineurs. Pour cela le 21 mars 1907, un inventaire est fait à la propriété dite Primerose : « … Bureau : 1 table à écrire en chêne, 2 fauteuils et 2 chaises Louis XIII, divers fauteuils, 1 bibliothèque en acajou, lampe, table en acajou, table à jouer en acajou, appareil téléphonique, longue-vue, tableaux. Vestibule : table en noyer, 2 bahuts en chêne Louis XIII, fauteuils et chaises. Salle à manger : table à rallonges en chêne, 2 dessertes, flambeau, tableaux, chaises, chenets, suspension… Salon : chaise longue et bergère, 6 fauteuils, 2 consoles, petite table, glace cheminée, pendule et flambeau le tout en style Louix XVI laqué blanc et piano, pendule, lampe, statuettes, gravures, tableaux… Salle de billard. Sous-sol : cuisine, buanderie, caveau composé d’une glacière de casiers à bouteilles et d’une armoire 2 portes.1er étage : 1 chambre au levant et cabinet de toilette (2 garnitures de lavabo en faïence, bidet et baignoire en zinc) ; 1 chambre à côté ; 1 chambre au nord et couchant avec cabinet de toilette ; 1 chambre au midi meublé en pitchpin. 2ème étage : chambre au nord et 2 chambres au midi. Vins : 1 390 bouteilles de vin rouge, 270 bouteilles de vin blanc, 11 barriques de 225 litres de vin rouge de la propriété Primerose et 1 barrique de vin blanc de la propriété Primerose. 1 pressoir, 1 cuve, 1 panier à raisin, 4 échelles, 1 baladeuse, 1 cheval gris, 1 harnais… ».

Le 28 novembre 1907, la liquidation se trouve comme suit révolue Mme veuve Rödel née Isabelle Cabanes en pleine propriété et usufruit des 4/16 et chacun des 4 enfants 2/16… « Ordonne qu’il sera procédé aux formes de droit à l’audience des criées du tribunal à la vente par voie de licitation des immeubles dépendant tant de la communauté d’acquêts, que de la succession… ».

Le 29 novembre 1907, dans les minutes du greffe du Tribunal de 1ère instance de Bordeaux d’un procès- verbal d’adjudication, nous lisons la description du domaine de primerose « …ce domaine se compose de maison de maître, écurie, remise, boxes, logement de paysan, chai, cuvier, vignes, verger, jardins potagers et agrément …Il occupe une surface de 2 hectares 12 ares et cinquante centiares environ et confronte dans son ensemble : du sud à MM. Vigouroux et Rambaud, du couchant à Mme veuve Serres, MM Eydon, Clément Cazaux, du nord à un passage ou petite ruette, au levant à la Tour de Gassies… ».

En orange, délimitation de Primerose sur cadastre 1937(montage Connaissance d’Eysines sur cadastre des archives départementales)

En orange, délimitation de Primerose sur cadastre 1937(montage Connaissance d’Eysines sur cadastre des archives départementales)

Le domaine de Primerose au XXe siècle

Le 22 mars 1921, le domaine quitte la famille Rödel et l’acte notarié mentionne à nouveau l’origine de l’achat par Mme Rödel née Mme Victoire Laurence Lemoine en mentionnant non seulement ses nombreux achats mobiliers mais aussi son importance dans l’usine de conserves ! L’acte mentionne enfin les parcelles cadastrales :« madame Isabelle Marie Claire Cabanes veuve de monsieur Joseph Philippe Rödel, ladite dame sans profession, demeurant à Bordeaux 36 rue Ducau , vend à monsieur Jean Marie Romain Joseph Edmond Lanoire né à Bordeaux le 31 mars 1873, juge d’instruction près le Tribunal civil de Bordeaux demeurant 63 cours d’Albret à Bordeaux…Un immeuble appelé « Domaine du Vigean » situé communes d’Eysines et de Bruges porté au plan cadastral d’Eysines sous les n° 214p, 215p, 216, 217, 218p, 230 à 233, 283, 285, 288p de la section B pour une contenance de 63,22 ares et à Bruges sous les n° 1 à 4 de la section C pour une contenance de 1 hectare 45,75 ares , qui d’après les titres a une contenance de 2ha12a 50ca environ sur lequel sont édifiés une maison de maître, des logements de paysans, des chais, des cuviers, une écurie, une remise et un bâtiment comprenant en rez-de-chaussée 5 boxes et au 1er un logement, qui se compose d’un jardin potager, d’un verger et d’un vignoble… ».

La famille Lanoire ne vient sans doute sur la propriété qu’occasionnellement, mais M. et Mme Seurin vivent sur le domaine et l’entretiennent puisque Sébastien Seurin est ouvrier agricole et son épouse Marie femme de ménage. En 1938, M. Lanoire est alors conseiller à la cour d’appel de Paris, et y habite avec son épouse.

Le 28 octobre 1938, le domaine est acheté M. Gabriel Georges Jean Dufort, assureur demeurant 28 rue du Jardin Public à Bordeaux époux de Mme Jacqueline Marie Colette Grange. Mais le domaine acquis en 1921 n’est pas intégralement vendu puisque nous lisons dans l’acte : « Ne sont compris dans la présente vente ni une construction située sur la partie ouest et indépendante des autres, renfermant au rez-de-chaussée 5 boxes pour chevaux de courses et au 1er étage 5 petites chambres pour jockeys, ni la cour contiguë à cette construction.M et Mme Lenoire s’engagent à ne pas faire surélever cette construction et à ne pas créer des ouvertures donnant sur le château ou le jardin. Toutes les ouvertures seront murées à frais communs. Dufort acquéreur conservera un droit de passage dans la partie de la cour réservée par les vendeurs qui prolonge la ruelle menant au chemin de Carreyre. »

Dans cette construction comprenant des box, M. Gabrielli y exerce sa profession d’entraîneur de chevaux de courses.

Durant la seconde guerre mondiale le domaine est réquisitionné. Cependant le 1er septembre 1939, une lettre de M. Georges Dufort à la préfecture précise qu’il est mobilisé mais que sa famille occupe la maison. Les troupes allemandes occupent partiellement pourtant le domaine.

 

Le domaine de Primerose a quitté la famille Dufort après le décès de Madame Georges Dufort et les propriétaires actuels apprécient cette jolie propriété.

Marie-Hélène Guillemet, Elisabeth Roux.

Tag(s) : #Histoire
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