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En préambule, laissons parler Daniel Sibassié, notre premier « historien » eysinais : « S’il existe une église en l’an 1600, il n’existe pas de presbytère. Depuis longtemps, les prêtres desservants sont « contraints de chercher louer et mendier des chambres par divers endroits de la paroisse pour se loger ». Préoccupé par la gestion de la paroisse, le cardinal de Sourdis écrit en 1609 « en attendant la construction d’une maison ou en utilisant une vieille qui est joignante le cimetière… ». Du début du XVIIe siècle jusqu’aux premières années du XXe siècle, le presbytère (maison presbytérale ou maison curiale suivant les époques) alimente de nombreux débats.
Nos sources :
Archives départementales : comptes rendus des visites épiscopales des XVIIe et XVIIe siècles, série V (Culte) de 1805 et 1846, dossiers n°2 O 1641, 2 O 1642, 1 Q 610, 1 Q 896.
Archives municipales : délibérations du conseil municipal.
Archives du presbytère actuel : registres de la Fabrique de l’église.
Nous remercions Martine, de l’association Centre Historique Blanquefortais, pour l’acte de prise de possession de la maison curiale en 1769.
I- Du XVIIe siècle à la Révolution
Avant 1604, le curé d’Eysines loue une maison appartenant au seigneur de Laplane. En effet à cette date le « vicaire » se loge par ses propres moyens. La Fabrique possède quant à elle « une maison près du cimetière qui s’afferme cinq écus… ». Il est donc décidé lors de la visite épiscopale de 1604, que cette maison sera baillée au curé malgré son état déplorable : « Et de là sommes entrés en la maison et appartement de l’œuvre de l’église laquelle est fort ruineuse et a plus forme de grange que de maison. Nous avons aussi été à la maison du vicaire… Nous ordonnons que lesdits paroissiens logeront leur vicaire qui tient la place du curé comme tous paroissiens sont tenus de loger leur recteur et en attendant qu’ils lui auront bâti une chapellenie la maison qui est près du cimetière appartenant à l’œuvre de l’église lui sera baillée… ».
En 1659, le logement du vicaire perpétuel est toujours aléatoire et la visite épiscopale semble résoudre le problème : « …Le prieur a soutenu que la maison presbytérale appartient à la Fabrique et que les paroissiens pour s’en décharger l’ont donnée au vicaire perpétuel au préjudice de la Fabrique …… Attendu que le prieur des Feuillants a la dîme d’Eysines a soutenu que la maison habitée par le vicaire perpétuel appartient à la Fabrique et que les paroissiens l’ont donnée au sieur vicaire perpétuel pour se décharger ordonnons et avons prononcé sur ladite plainte les dits prieurs et ouvriers seront appelés en notre congrégation et notre synode de Pâques… pour leur être fait droit… » .
L’archevêque a réussi à obtenir le logement du curé desservant Eysines et en 1735 nous lisons dans le rapport : « …Il y a une maison presbytérale en bon état. Elle est située près de l’église joignant le cimetière la façade vers le levant. Elle consiste en six pièces en enfilade et trois sur le derrière chai et cuvier, écurie, un pigeonnier du côté du couchant ; un petit parterre au-devant formant une cour et un autre petit jardin sur le derrière du côté du couchant joignant le jardin du mur cazalet… »
II- La période révolutionnaire
Le 10 octobre 1789, les députés votent la nationalisation des biens du clergé. Le 7 juillet 1791, une estimation des vaisseaux vinaires dans le cuvier de la maison curiale est réalisée (AD n° 1 Q 896). La même année, le maire et les officiers municipaux font un inventaire de la maison curiale et des vaisseaux vinaires (AD n° 1 Q 610). Dans la cuisine sont énumérés la cheminée avec tournebroche et trois fourneaux ainsi que douze chaises communes en bois d’aubier, dans la salle toujours le « feu » et le mobilier « un petit miroir en cadre rouge, une table en bois de sapin avec son tiroir, une encoignure cintrée à deux battants en bois de sapin avec serrure fermant à clef, douze chaises, douze fauteuils en bois d’aubier peints en jaune… ». Quant aux « effets vinaires » la liste est longue et détaillée … Le 5 thermidor an IV (23 juillet 1796) deux experts sont nommés pour estimer le presbytère et son terrain : Saincric, nommé par le département et Durand, désigné par Bernard Abeillé (1er officier municipal depuis le 6 janvier 1793) donnent une valeur de 3 276 livres. Le bien se compose : « d’une maison (petit vestibule, deux chambres, une souillarde et une fournière, une petite écurie) le tout de vieille construction et en mauvais état ; d’un petit cuvier, d’un chai aussi en mauvais état, d’un petit bûcher avec grenier au-dessus de nouvelle construction et d’un petit pigeonnier en bon état. Il y a deux petits jardins dont l’un a été soumissionné au citoyen Bacquey et dont la nullité a été prononcée, le tout de trois quart de journal ». Le 8 thermidor an IV (26 juillet 1796), Bernard Abeillé achète au département de la Gironde la maison presbytérale, ses deux jardins et dépendances, au prix estimé. Le 4 nivôse an V (24 décembre 1796), il revend le bien à Jean Thomas Bahr, négociant « devant les Chartrons ». Le 26 frimaire an VII (16 décembre 1798), Sabin Dessoliès « cultivateur à Eysines » achète au sieur Bahr. Sabin Dessoliès, prêtre puis curé constitutionnel en 1791 a été élu curé d’Eysines en mars-avril 1791. Il est aussi maire de 1793 à 1797. Le 15 messidor an XIII (4 juillet 1805), Jean Lalumière acquiert le bien de Sabin Dessoliès « composé de plusieurs chambres, chai et cuvier en dessous, cour et jardin au levant de la maison dans lequel jardin il y a aussi un chai avec autres usages, le tout en un tenant… un autre jardin avec vivier poissonneux… »
Une période compliquée s’ouvre.
En 1805 (AD : 2 V 243), Antoine Fornade desservant de la paroisse d’Eysines, appelé à Blanquefort lors de la visite épiscopale pour la confirmation de ses paroissiens, interrogé sur l’état de son église, sur ses moyens d’existence, etc… a déclaré ceci : « … La maison curiale a été vendue ; je suis logé dans une maison à loyer assez près de l’église paroissiale. J’ai dû la meubler à mes dépens. C’est la paroisse qui est chargée de payer ce loyer mais elle s’en acquitte fort mal en sorte que je suis logé d’une manière fort précaire. Cette maison a besoin de beaucoup de réparations… ».
En 1806(AD : 2 V 243), un questionnaire est envoyé au curé pour obtenir des renseignements sur l’église, le presbytère et le cimetière… M. Fornade répond : « … c’est un ancien presbytère vendu pendant la révolution. Il est en bon état. Il a une cave et un chai. Le mobilier n’appartient pas à la paroisse ».
Cadastre de 1808 : presbytère n° 727 et dépendance n° 726 Cadastre de 1844 : le presbytère et ses escaliers n° 1319 et sa dépendance n°1317
Le 11 juin 1812, le maire, M. Jeantet écrit au préfet : « M. l’archevêque a informé M. le curé que depuis le 15 mars dernier, un arrêté autorise les communes sans maison presbytérale à en acquérir une ou à en faire construire pour le desservant ; c’est le cas d’Eysines. M. Lalumière propriétaire d’une maison qui autrefois était le presbytère, veut bien vendre à la commune ». En juin 1814, un expert estime la maison à 3 000 francs et ses réparations à 752 francs. Le 8 octobre 1814, une ordonnance du roi autorise cet achat et les réparations. En 1818 la commune est propriétaire de la partie centrale de cette grande maison acquise du sieur Lalumière. Ce dernier a échangé la partie nord et sud contres des terres avec le sieur Patachon d’Uzeste qui le 26 novembre 1827 vend au sieur Grifoulet ces deux maisons de 4 pièces l’une confrontant « du nord à la maison presbytérale mur mitoyen entre deux » l’autre située au « levant et midi à la maison presbytérale mur mitoyen... Ces immeubles ont été acquis sauf quelques changements et améliorations par le sieur Patachon… du sieur Jean Lalumière… ».
Si la maison presbytérale avant la Révolution est totalement indépendante et a une surface de 4,65 ares, après son partage en trois par le sieur Lalumière, le presbytère acheté par la commune ne compte plus que 2,15 ares et est mitoyen au nord et au sud.
En juin 1826, les délibérations du registre de la Fabrique indique le mauvais état de la maison : « Le plancher et la toiture de la souillarde de la maison curiale sont en très mauvais état et ont besoin de promptes réparations ».
En 1840(AD : 2 V 209), lors d’une visite épiscopale à Blanquefort, les curés du doyenné reçoivent un questionnaire à remettre le 16 février. M. le curé d’Eysines, Pierre Marie Roche répond à toutes les questions. Pour le presbytère, il écrit ceci : « Il appartient à la commune. Quoique suffisant pour la destination, a une grande partie inhabitable pour cause d’humidité. Il serait urgent pour atteindre ce but d’y faire avoir plancher et quelques cloisons. »
A partir de 1847, après la destruction partielle du clocher de l’église, suite à la foudre tombée sur le bâtiment en très mauvais état depuis des années malgré les travaux, la question du transfert du cimetière, de l’église et du presbytère se pose…
Le 26 décembre 1849, au conseil municipal, M. Barrière (propriétaire de Bois Salut et médecin) propose de loger gratuitement M. le curé pendant sept années. Le conseil nomme une commission. Une enquête de commodo- incommodo est décidée le 20 janvier 1850. M. l’abbé Roche, curé déclare : « le presbytère actuel est situé dans le marais et beaucoup plus bas que le cimetière auquel il est adossé. Toutes les personnes qui l’habitent ainsi que celles qui habitent les maisons qui l’avoisinent sont continuellement les unes et les autres sous l’influence de la fièvre ». M. Farinel, habitant du Grand Louis, ajoute : « la cure actuelle est malsaine ; elle est en contrebas du cimetière de plus de 2m. » Mais M. Biot jeune a un tout autre avis : « le presbytère est dans un état parfait et il serait tout à fait ridicule qu’on en construisît un autre qui, comme ce dernier consistait en granges, écuries et remises car il faut tout cela à M. le curé d’Eysines, coûterait une somme considérable tandis que l’ancien ne pourrait être vendu qu’à vil prix par rapport à l’endroit où il se trouve situé qui n’est convenable à aucun commerçant. »
Le 17 octobre 1854, les époux Barrière « promettent et s’engagent à vendre à la commune d’Eysines une maison et dépendances, conformément au plan dressé à cet effet pour prix de 6 000 francs payable dans 7 ans à partir du jour où sera effectuée la vente d’une manière authentique … Ladite maison est destinée à servir de nouveau presbytère, suivant son projet de transfert et celui de l’église et du cimetière ».
Or en janvier 1855, nous relevons dans un dossier : « les projets église et presbytère n’ont pas été approuvés ».
En 1857, la nouvelle église sort de terre et en 1858, le cimetière est transféré au lieu actuel. Le presbytère se trouve donc totalement isolé.
M. Lalande, curé de 1864 à 1873, « a fait tous les efforts pour obtenir que la cure fût rapprochée de l’église. En cela il a été encouragé et aidé par l’administration diocésaine. Tous ses efforts se sont brisés contre le peu de bonne volonté de l’administration municipale. Au mois d’août 1867, M. Lalande a acheté la maison Barrière avec un jardin attenant pour pouvoir y transporter la cure. Les offres ont été refusées par le conseil municipal. Cette maison, au mois de juin 1869, était encore inhabitée. »
En 1874, un projet de construction d’un nouveau presbytère voit le jour avec les plans : façades, élévations, plan des 3 niveaux (sous-sol, rez-de-chaussée et étage) et le devis détaillé de chaque corps d’état le tout pour un devis de 20 664,79 francs, diminué de 1 094,50 francs pour fourniture de vieux matériaux de démolition d’un volume de 199 m3 à 5,50 francs/m3. Mais ce projet demeure sans suite.
A partir de 1875, des lettres du préfet et de l’archevêque sont envoyées au maire pour demander de loger convenablement le curé ! Après l’édification de l’église, payée en partie par la Fabrique, la création du nouveau cimetière, la construction des écoles en cours, la municipalité n’a plus d’argent. Vont suivre diverses propositions, dont celle de M. Freyche, propriétaire des Tilleuls. Pour permettre la construction du presbytère, il offre à la foi l’achat de l’ancien presbytère pour 6 000 francs et un don de 2 000 francs…
Le 23 septembre 1877, un extrait des délibérations du conseil municipal rappelle les quinze délibérations de 1873 à 1877 (1 en 1873 – 2 en 1874 – 6 en 1875 – 4 en 1876 et 2 en août 1877) et conclut que toutes les solutions envisagées n’ont jamais eu la faveur des autorités supérieures et décide donc de s’en remettre au plan de l’architecte Grelet pour la somme de 19 570 francs. En novembre 1877, la commune souscrit un emprunt de 10 670 francs pour la construction d’un nouveau presbytère, le conseil de fabrique consent à prendre à sa charge l’intérêt annuel à 5% et le 2 décembre c’est voté ! Mais rien n’est fait ! La décision traîne et le conseil municipal est dissous, un autre lui succède…
En février 1878, des conseillers dénoncent une action de la commission municipale qui a logé dans le presbytère communal deux familles indigentes, soit dix-sept personnes. Le presbytère va subir de nouvelles dégradations, « le conseil municipal charge Monsieur le maire d’user sans délai de toutes les voies de droit pour expulser ces familles du presbytère communal, afin d’y opérer les réparations urgentes ». La commune fait évacuer les personnes et des réparations sont effectuées. Cependant le curé Jules Tiphon ne le juge pas convenable et trop éloigné. En mars 1879, une expertise de l’architecte Faulat se conclut par un rapport sur le mauvais état du presbytère et détaille les travaux nécessaires à faire. Des prêts sont accordés.
Le 30 octobre 1881, le presbytère est totalement restauré. De 1880 à 1881, Jules Tiphon fait construire sa maison à côté de l’église sur un terrain acheté le 17 avril 1880 à M Barrière fils. De novembre 1886 à mai 1888, le conseil municipal projette d’acheter la maison du curé Tiphon pour en faire le presbytère, l’opinion publique est contre.
Il faut attendre 1897 pour que des plans et devis soient acceptés. La construction débute, l’ancien presbytère est vendu, la direction Générale des Cultes accorde un secours de 5 000 francs à la commune.
IV- Le presbytère actuel
De mars à juillet 1897, les devis et cahier des charges puis les plans et dessins des ouvrages sont réalisés pour le nouveau presbytère, construit sur le terrain à l’est de l’église appartenant déjà à la commune. En avril 1898, la direction Générale des Cultes accorde un secours de 5 000 francs à la commune pour cette édification. M. Vert réalise les fouilles, maçonnerie, grosse ferronnerie, charpenterie, couverture et zinguerie, MM. Bernateau et Déjean installent menuiserie, serrurerie, peinture et vitrerie. Les travaux de plâtrerie, marbrerie, fumisterie, carrelage sont aussi réalisés puis M. Bourgès exécute la tapisserie. La réception des travaux a lieu le 10 juin 1900 et le procès-verbal de réception définitive le 15 février 1901.
En 1901, la commune d’Eysines vend l’ancien presbytère (A1319) de 2,15 ares et le jardin (A 1318) de 4,20 ares à la Société Civile d’Eysines (appartenant à MM Dumas, Alauze et Lafon). En 1903, cette société revend ces parcelles en deux lots sensiblement égaux, à M. Pierre Aumailley et à M. Durgeon, la rue Camille Durgeon en garde le souvenir.
En juin 1902, à la demande du curé une clôture est édifiée au-devant et par côté du presbytère, travaux réalisés par M Arnaud maçon à Eysines.
En février 1908, la cave du presbytère est à nouveau inondée comme chaque année pendant plusieurs mois. Les réparations étant couteuses un chai attenant en briques est construit. En novembre il est proposé de combler avec du sable la cave devenue inutile.
Le plan du presbytère (archives municipales), l’église et le presbytère (collection privée ville d’Eysines)
Mais la loi de 1905 arrive et le 9 décembre 1906 : « d’après la loi de séparation des églises et de l’état, la commune est autorisée à donner à bail pour une durée d’un an, au desservant, l’immeuble servant actuellement de presbytère ».
Le Conseil municipal décide de fixer le bail à 100 francs pour une année, payable en une fois à l’avance. A partir de cette année-là, le bail sera établi chaque année pour une durée d’une année. Le bail est au nom du curé. Si le curé change, un nouveau bail est établi toujours pour une année. Certains curés essaient d’obtenir un bail moins élevé, sans succès !
En novembre 1907, le conseil municipal décide de passer le bail à 300 francs pour l’année 1908, puis en 1909, le curé Duga demande de payer le bail en 2 fois ; ceci sera accordé et reconduit chaque année. En 1926, certains conseillers voudraient une hausse suite à « l’élévation des impôts résultant de la nouvelle évaluation des propriétés bâties… les 300 francs correspondent à peu près au quart de la valeur locative de l’immeuble » Cependant, jusqu’en 1938, le bail est toujours de 300 francs par année payable en 2 fois à chaque semestre, à l’avance. Le bail comporte certaines clauses dont : « Le curé doit prendre à sa charge les réparations intérieures que nécessitera le bon entretien de l’immeuble. Il devra user de l’immeuble en bon père de famille, sans qu’il puisse en changer la destination d’habitation bourgeoise ni sous-louer tout ou en partie sans une autorisation du conseil municipal. »
Le 7 février 1932, le conseil paroissial composé de M. Renouil maire, M. Laborde adjoint, E. Arnaud sacristain vote des réparations à la cure pour blanchir la cuisine et la souillarde, réparer l’électricité et les tapisseries du bureau, de la chambre du fond et de la salle à manger. La cheminée de la cuisine est réparée suite à un éclatement qui avait provoqué un début d’incendie.
Conclusion
L’ancien presbytère aujourd’hui : depuis la place du 4 septembre et rue Camille Durgean : façade, escalier et puits.
Il aura donc fallu un siècle de palabres et de disputes, pour que le presbytère soit enfin construit ! Ce XIXe siècle est par ailleurs ponctué de grands bouleversements partout en France. Il voit la transition laborieuse de la monarchie à la République, des valeurs traditionnelles aux idées nouvelles. Il amène aussi l’instruction dispensée à tous. Le XXe siècle concrétise tout cela transformant à jamais le village d’Eysines en la petite ville où nous vivons aujourd’hui.
Michel Baron, Dany Lagnès, Marie-Hélène Guillemet, Elisabeth Roux
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