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tête romaine et échoppe des marchands et des croquis de Léo Drouyn
tête romaine et échoppe des marchands et des croquis de Léo Drouyn
tête romaine et échoppe des marchands et des croquis de Léo Drouyn
tête romaine et échoppe des marchands et des croquis de Léo Drouyn

tête romaine et échoppe des marchands et des croquis de Léo Drouyn

église , les chapiteaux romans et une pierre sculptée anglaiseéglise , les chapiteaux romans et une pierre sculptée anglaiseéglise , les chapiteaux romans et une pierre sculptée anglaise

église , les chapiteaux romans et une pierre sculptée anglaise

l'église , un clos et fenêtres à menaux
l'église , un clos et fenêtres à menaux
l'église , un clos et fenêtres à menaux

l'église , un clos et fenêtres à menaux

une fenêtre à menaux , une tour de guet et la muraille, la citadelle
une fenêtre à menaux , une tour de guet et la muraille, la citadelle
une fenêtre à menaux , une tour de guet et la muraille, la citadelle

une fenêtre à menaux , une tour de guet et la muraille, la citadelle

Rions , samedi 7 février 2015

1/La ville de Rions

Merci à notre guide David Souny , qui a su nous narrer avec talent et conviction ,l’histoire de Rions

Cette région de la Guyenne a été envahie tout à tour par les wisigoths, les normands, les sarrasins ….. une épée viking a été trouvée dans la Garonne, à Cambes, mais Rions fut aussi habité par des gallo-romains.

Au XIX ème siècle, on a voulu déplacer les 2 cimetières de chaque côté de l’église :le petit réservé aux non chrétiens (les bébés et les noyés) et le plus important celui de la communauté des Rions. On a alors trouvé 2 étages de restes archéologiques ; en 1er des sarcophages chrétiens et en dessous des statues, colonnes, mosaïques, etc… gallo romains.

Période gallo-romaine :Les fouilles archéologiques ont mis à jour différentes villae .Ces nombreux vestiges gallo-romains attestent l’ implantation d’une ville gallo-romaine en bord de Garonne , et non d’une simple villa( grande propriété agricole) .De cette période, de petites fouilles ont été entreprises mais de très belles mosaïques , des colonnes et statues de marbre ont été trouvés ; ces objets se trouvent au sous-sol du musée de Rions ,mais un magnifique visage à tête impériale a été inséré dans un mur extérieur de l’église au-dessus d’une ouverture gothique.

Le moyen-âge :La ville de Rions existe depuis fort longtemps, la 1ère ville entre Bordeaux et l’entre-deux-mers, bien avant la création des bastides de l’Entre-Deux-Mers (Cadillac, Créon, Sauveterre de Guyenne,…).. Ceci est attesté par des actes du XI ème siècle lors de la fondation de la Sauve Majeure, 1079. En effet le seigneur de Rions donne une partie de ses terres pour que les moines y construisent leur abbaye.

La ville de Rions à la fin du XIII ème , a été rasée sur l’ordre de Charles de Valois en représailles ; elle fut reconstruite en 1328 grâce à son nouveau seigneur membre de la famille d’Albret. Des privilèges sont alors accordés aux habitants et une jurade dirige alors la ville. Cadillac se construit à partir de 1280, elle prend rapidement de l’importance alors que Rions en est à la reconstruction ! La bastide de Cadillac gardera alors toujours de l’avance et Rions ne sera plus qu’une ville secondaire !

Les remparts, les vieilles maisons de la ville Rions que nous découvrons datent donc du XIV ème siècle. Cette ville mesurait 330 m par 160 , c’était donc une petite ville . Les rues sont de 2 sortes : les larges « carreyres » pour que les charrettes puissent y passer et les étroites « traverseyres »pour l’accès à l’arrière des maisons.

Lors des fouilles, les sarcophages étaient empilés sur plus de 2 m de hauteur ; ils attestent d’un lieu paléochrétien tout comme la première construction de l’église peut-être au moment de l’implantation de la communauté chrétienne dès le Vème siècle : l’église porte d’ailleurs le nom de Saint Seurin.

L’église : de construction romane, elle ne comprenait que le chœur et une 1ère croisée. Au XIV ème elle est agrandie dans le style gothique et prend alors une forme carrée peu répandue. Un nouvel agrandissement pour le bas-côté nord qui se dote de 3 nouvelles chapelles au XVIII, ainsi que d’un clocher porche et d’une sacristie.

Ces différentes périodes sont visibles aussi à l’intérieur : les chapiteaux romans du chœur ,une vierge de bois sculptée et peinte fin XVI début XVII (restaurée au XIX) des restes de fresques dans la chapelle droite ,un retable baroque et un petit pavé anglais du XV ( ayant servi comme tant d’autres au lest des bateaux marchands venant chercher le vin) sculpté finement , incrusté dans le mur de droite, a encore quelques restes de polychromie ….

A l’extérieur on remarque le porche néogothique du XIX , mais aussi le chœur roman et son clocher pignon , la sacristie du XIX qui y fut ajointe…

La ville et son système de défense :Au XIX ème siècle on a voulu aligner les rues , alors certaine maisons ont du faire abattre leurs murs ; les façades anciennes ont ainsi disparu pour la plupart !

Des remparts anciens il ne reste qu’une porte sur les 3 existantes : la porte du Lhyan ; elle a été restaurée grâce à Léo Drouyn . Au 1er étage de la porte, pour la sécurité de la défense de la ville, était le système de commande et de défense de la porte, mais aussi l’accès pour les soldats par un escalier rapide et très étroit . le pont d’accès était dormant mais des meurtrières, un assommoir, une herse et des mâchicoulis complétaient le système de défense.

Les remparts enserraient la ville , puis un double fossé et une palissade en bois en garantissait l’imprenabilité !Des tours de guet s’avancent sur les fossés , en hauteur des hourds de bois pour l’accès des gardes et la défense de la porte de la ville ,se trouvaient à plusieurs endroits des remparts.

Au Nord Ouest , en bord du bras de la Garonne une tour carrée et fortifiée appelée « citadelle » date de la fin du XIV ème ; c’est un donjon qui a une double défense , une « chemise » , avec des ouvertures pour les arquebuses est sans doute du XVI et donc le dernier élément défensif construit par la Jurade .

Du château du seigneur de Rions il ne reste rien, le donjon a été démoli vers 1840; Léo Drouyn en a fait un croquis

Sur le cadastre on remarque les maisons étroites en bord de rue, mais aussi en appui sur le mur d’enceinte ; certaines propriétés sont plus importantes, ce sont des clos qui ont à la fois une maison d’habitation sur 2 niveaux, avec une tour d’escaliers pour certaines, une cour desservant des chais, granges, etc ; cette cour est fermée par mur côté rue avec ouvertures piétonne et cochère. Les plus vielles maisons du XVI offrent encore de jolies fenêtres à meneaux simples ou doubles.

Il y avait bien sur la « maison commune » pour les réunions de la Jurade , mais aussi un collège avec un « régent » nommé par la Jurade .

Le passé maritime de Rions qui avait un port où de l’artisanat ( verriers , briquetiers , etc) était implanté a subi des dommages irréparables ; en 1830 le bateau à vapeur arrive sur la Garonne ; ces navires nécessitent , contrairement aux gabarres , un creusement du lit de la Garonne . le bras qui venait jusqu’à Rions s’amenuise, ne devient navigable que pour de petites barques et aujourd’hui n’existe plus ! Pour cette rive droite, une autre invention va la laisser de côté à tout jamais : le chemin de fer ; alors 2 ponts sont construits, un à Cadillac et un à Langoiran, pour permettre de rejoindre les gares de Cérons et de Portets …. Rions s’étiole, mais grâce aussi à cet éloignement elle sera conservée presque intacte pour nous réjouir aujourd’hui à la vue de son passé.

2/La brasserie « Le mascaret »

Merci pour la visite explicative et l’accueil que nous ont réservé M & Mme Rivière

Présentation :Le bâtiment est ancien, il est sur le cadastre napoléonien ; il s’agit d’un bâtiment agricole et au vu de ses dimensions très certainement un chai ; il est large de 7 m ce qui correspond à 4 rangées de barriques et 2 couloirs, pour y circuler mais aussi y faire rouler les barriques.

En 1950 les vignes de la propriété sont arrachées ; des plantations de pêchers et brugnons , agrémentés de brulots chauffés au pétrole entre les rangs prennent la relève ; les brulots permettaient au printemps, d’éviter le dégâts des dernières gelées , sur les fleurs; mais la crise pétrolière mettra fin à cette culture devenue trop couteuse.

M & Mme Rivière, les propriétaires actuels créent en 2010 la brasserie artisanale.

Pour faire de la bière il faut de l’orge malté, des fleurs de houblon, des levures et de l’eau.

L’orge malté (germé) est « dégarni » de son germe, il est torréfié plus ou moins ce qui permet d’obtenir ensuite des bières différentes.

Nous sommes dans une brasserie classée AB, donc bière brassée avec des ingrédients bio. Les levures viennent du nord de la France et d’Allemagne ,l’orge de la Beauce, le houblon d’Alsace et l’eau de … Gironde .

La production est de 1 100 hl par an.

Fabrication de la bière :l’ orge malté est écrasé dans un moulin, puis il est mis avec de l’eau en ébullition dans une cuve et l’ensemble est brassé !le houblon est ajouté pour infuser ; c’est lui qui donne l’amertume à la bière. Le houblon a aussi des propriétés antiseptiques et anesthésiantes. Les arômes du houblon sont différents suivant si il est mis en infusion au début ou en fin ; le houblon clarifie aussi la bière.

L’amidon de la céréale va alors se mélanger à l’eau et former du mou. Cette opération dure 1 heure environ.

Le brassage doit être effectué 7 fois.

On vide alors la cuve et l’ensemble est envoyé dans un fermenteur. On doit passer rapidement de la température d’ébullition à 20° , on ajoute les levures qui sont choisies en fonction du gout que l’on veut donner à la bière.

La fermentation quant à elle dure en moyenne 8 jours.

Le fermentation terminée on baisse à température jusqu’à 0°, cela met environ 24h ; les levures vont alors tomber dans le fond de la cuve, c’est une garde qui va durer 10 jours environ ; on obtient une bière de garde, non pasteurisée.

Ensuite vient la filtration puis l’embouteillage (particulier puisque c’est une boisson gazeuse) types de bières sont produites ici : la blanche (½ de blé & ½ d’orge) , la bière bonde qui est douce, l’ambré qui est plus torréfiée, et la brune douce et épicée.

Il ne reste plus qu’à déguster !

Elisabeth Roux

la brasserie le Mascaret
la brasserie le Mascaret
la brasserie le Mascaret
la brasserie le Mascaret

la brasserie le Mascaret

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